Archives de l’auteur : arnaud

MAINS (2010) Film 16mm / Couleur/ 1’15 »

Face à face avec un jeune homme immobile, aux mains levées, vêtu d’une parka vert militaire, sur fond de feuillage animé par le vent. Gros plan sur sa main droite maculée de terre, puis sur son visage impassible. Seul le clignement de ses yeux et les légers mouvements de ses bras animent cette figure.

Film produit par le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris/Arc

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MAINS – Solo Exhibition – Jeanine Hofland Contemporary Art – 2012

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CUEILLIR (2010) Film Super 8/ Couleur/ 2’30 »

A travers un feuillage, on entr’aperçoit les mains de deux hommes qui manoeuvrent une barque de fortune. Ils évoluent en ramant avec difficultés. Au premier plan, des branches, puis les mains qui cueillent des mûres et les portent à leur bouche. 

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CÉRÉMONIE DU THÉ (2009) Film Super 8 transféré sur numérique/ Couleur/ 2’30 »

Cadre fixe sur un bol en porcelaine, rempli d’eau, posé sur une natte. Vu de dessus, il se détache comme un disque irradiant, presque immatériel. A plusieurs reprises, des mains enserrent le bol, le soulèvent lentement, le contemplent et le reposent. Le changement du reflet dans la blancheur de l’émail marque la diminution du liquide. Une nuque s’incline à travers le cadre de l’image. Le bol est à sa place, vide maintenant.

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MATELAS (2008) Film 16 mm / Noir et Blanc / 1’30 »

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Plan frontal d’un matelas au tissu rayé. Le matelas se soulève, se contorsionne, bascule. Des mains l’agrippent, le retiennent, un corps s’échappe par intermittences. Le montage saccadé, la répétition des plans créent un corps à corps sans cesse recommencé. Le matelas, objet habituellement figé, habite l’espace et envahit l’image. 

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KINO PEINTURE (2008) Film 16mm / Couleur / loop projection

“ Sur le mur d’un espace d’exposition se déploie une image qui d’abord semble fixe : une jeune femme, tournée vers la caméra, regarde le spectateur avec dans ses yeux une étrange expression d’inquiétude ou d’effroi. Dans un deuxième plan, plus large, où elle conserve la même attitude, on découvre qu’elle est assise seule dans un cinéma dont l’écran reste vierge. Le troisième et dernier plan, où le cadrage est à nouveau resserré, rend son regard plus intense encore et l’on note les discrets indices de sa respiration. Puis ces trente secondes recommencent dans une boucle infinie qui accuse l’insistance de la scène et l’expose à une usure toujours plus périlleuse.

Tandis que, dans la tradition cinématographique, le montage répond avant tout aux impératifs de la narration, il est ici employé pour scander les pulsations d’un instant libre de toute détermination psychologique ou théâtrale. Si pourtant on perçoit une tension anxieuse dans ce beau visage tendu vers un hors-champ dont nous sommes les protagonistes exclusifs, elle est uniquement due à la confrontation des regards : celui d’un sujet qui regarde sans voir et le nôtre, contraint à en considérer les plus infimes vibrations.”

Alain Cueff, Catalogue du 55ème Salon de Montrouge, 2010

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JEANNE (2007) Film 16 mm / Couleur / 2’30 »

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Plusieurs plans serrés sur le visage d’une jeune femme. Son regard levé scrute le hors champs. Son visage est tendu dans cette attente. Puis elle se recueille un instant avant de nous regarder en face. Plan sur ses mains immobiles, reposant sur sa robe. Elle se recueille à nouveau avant de plonger ses mains dans une bassine pour se passer de l’eau sur le visage. Elle nous fixe maintenant dans une grande proximité.

“ A l’image de la Jeanne d’Arc de Dreyer, dont elle se réclame, ses films muets sont extrêmement loquaces. L’absence de son participe à l’abstraction imposée par le cadre resserré de l’image où les personnages vivent comme des icônes byzantines sur leur fond d’or.” Sandra Cattini, Catalogue Dynasty, 2010

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Âne

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Film 16 mm / Color / Silent / 1’30 »

DATCHA (2007) Film Super 8 / Couleur / 1’40 »

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Travelling sur une ligne d’horizon ponctuée de deux arbres qui créent une profondeur. Apparaît ensuite une maison noire percée d’une fenêtre illuminée. L’horizon se recourbe, la maison se renverse sur le toit et une lumière s’en échappe.

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SCALARE (2006) Film Super 8 / Noir et Blanc / loop projection

Une religieuse traverse une cour intérieure. La séquence est passée trois fois, à chaque fois en plan plus rapproché sur cette figure vue de dos. Le rythme de sa démarche, les pans de son habit qui volent prennent l’ampleur d’une chorégraphie abstraite.

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SCALARE Installation