

Vidéo HD, Couleur, Sonore, 5 minutes 30 secondes.
Œuvre dans la collection de la Fondation François Schneider.
« Les films de Rebecca Digne sont des évocations énigmatiques qui saisissent l’espace de projection ou d’exposition comme un « lieu de résistance face au temps ». L’image, à la fois sujet et médium, est exploitée comme un territoire où s’entremêlent des enjeux liés à la question de l’attente, du temps, de l’identité, du geste ou du rituel. Climats a été tourné dans l’atelier de Rebecca Digne au retour de son voyage au Japon. Au centre de l’espace est disposée une maquette de son atelier dont le sol est couvert de terre noire. Une pluie artificielle inonde la pièce et sature l’image. Cette vidéo constitue une étape dans la carrière de l’artiste qui travaillait jusque-là avec de la pellicule 16 mm et Super8. A partir d’un geste simple et non-narratif, Rebecca Digne démontre que le cinéma est moins une affaire de format que de syntaxe entre des espaces et des durées – quotidiens et rituels »
« Rebecca Digne’s films are enigmatic evocations that capture the projection or exhibition space as a «place of resistance to time». The image, both subject and medium, is exploited as a territory where issues related to the question of waiting, time, identity, gesture or ritual are intertwined. Climats was shot in Rebecca Digne’s studio on her return from her trip to Japan. In the center of the space is a model of his workshop whose floor is covered with black earth. Artificial rain floods the room and saturates the image. This video is a step in the career of the artist who previously worked with 16 mm film and Super8. Using a simple, non-narrative gesture, Rebecca Digne demonstrates that cinema is less a matter of format than of syntax between spaces and durations – daily and ritual. »
Gallien Déjean, 2014
Video HD, Couleur, Sonore, 2 minutes 30 secondes.


Film Super 8, Couleur, Muet, 1 minute.
Deux mains passent un cadenas dans une barre de fer qui immobilise les mains d’une autre personne.
Les mains maintiennent le cadenas pour tourner la clef et le verrouiller. La séquence passe en boucle.
Le geste est lent et répétitif.
Two hands pass a lock in an iron bar that immobilizes another person’s hands.
The hands hold the lock to turn the key and lock it. The sequence loops.
The gesture is slow and repetitive.

Film 16 mm, double projection avec projecteurs 16mm, Muet, en boucle.
Une installation en diptyque de deux films 16 mm projetés. D’une part Rassembler, une femme s’empresse de fourrer des vêtements dans un sac, vide un placard. Plans du le visage de la femme, et de ses mains en action. De l’autre Fouiller. Concentrés, trois hommes vident le contenu d’une fourgonnette et éparpillent au sol les vieux vêtements et les objets à mettre au rebut. La camera est resserrée sur le haut de leurs corps vus depuis l’intérieur du véhicule. La précipitation de leurs gestes et le son des projecteurs 16mm inscrivent un sentiment d’urgence.
A diptych installation of two 16 mm films projected. On the one hand, Rassembler, a woman hastens to stuff clothes in a bag, empties a closet. Shots of the woman’s face, and her hands in action. From the other Search. Concentrated, three men empty the contents of a van and scatter the old clothes and objects on the ground. The camera is tightened on the top of their bodies seen from inside the vehicle. The haste of their gestures and the sound of the 16mm projectors indicate a sense of urgency.

Vue d’installation, OpenStudios de le Rijksakademie Van Beeldende Kunsten à Amsterdam (2011)
Vue d’installation à Art-o-Rama, Marseille. Solo Show avec la Galerie Jeanine Hofland Contemporary Art (2012)


“À l’image, une matière épaisse, granuleuse et noire, d’une densité extrême et un geste frénétique de la main qui creuse la terre comme « on creuse son trou ou sa tombe ». Ce geste est bien primitif, laborieux, mais il devient pictural lorsque l’écran se sature de matière en mouvement.”
Léa Bismuth, Le Quotidien de l’art n°482, 2013

